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Journal de Québec - Julien Cabana - Octobre 1997

Après une longue série d'essais
Par : Julien Cabana
Le Journal de Québec
29 octobre 1997
Avant d’en arriver à créer des appelants qui sont aussi efficaces,
aujourd’hui, Philippe Dupuis a dû faire des essais durant plus de trois ans.
Il ne s’est pas gêné pour investir tout près de 200 000 $ afin de concevoir
les matériaux et les couleurs qui convenaient. Que ce soit la base, la
colle, qui doit résister aux intempéries, la forme arrondie de ses
silhouettes en passant par l’image en trois dimensions, tout a été pensé par
Dupuis.
Aux États-Unis, il a pu profiter des conseils et surtout des éloges d’un des
plus grands spécialistes en la matière, Bill Wagner. Ce dernier a fait un
rapport très élogieux sur ce produit qui risque de voler la vedette à
plusieurs autres déjà très bien établis.
Les oiseaux migrateurs jouissent d’une excellente vue. Ils peuvent
distinguer les couleurs et les mouvements de façon très nette à plusieurs
centaines de mètres de distance. L’une des choses qui les dérangent au plus
haut point, ce sont les reflets de la lumière sur des objets métalliques au
sol, comme les canons de fusil ou encore des appelants en matière plastique
qui reflètent trop la lumière. L’utilisation du velours a permis d’éliminer
cet élément très dérangeant.
Le plomb
Les chasseurs d’oiseaux migrateurs sont plus ou moins heureux d’avoir à
utiliser les billes d’acier comme munition, en raison de la modification à
la loi. Si vous chassez dans les champs de la Beauce, vous aurez alors
l’occasion de revenir au bon vieux temps en utilisant de la munition au
plomb, puisque vous chassez à plus de 200 mètres d,un cours d’eau. Pour
avoir utilisé les deux types de munition, je dois dire que le plomb frappe
mieux l’oiseau qui, au lieu d’être blessé, meurt immédiatement.
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