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Courrier du Sud - François Laramée

Chasse à l'outarde au champ, une expérience unique en Montérégie
Par : François Laramée
Le Courrier du Sud
Il y a l’ouverture de la saison de chasse au petit gibier, il y a
l’ouverture de la saison de chasse au canard, l’ouverture de la saison de la
chasse à l’orignal et au chevreuil, mais il y a également l’ouverture de la
saison de chasse à la bernache résidente du Canada, aussi appelée outarde.
Lundi, le 23 octobre dernier, à 5 heures du matin, couchés dans les labours
d’un champs de maïs de la région de Châteauguay, nous avons vécu, pour la
première fois, « l’ouverture » de la saison de chasse à la bernache
résidente.
En compagnie du président des Appelants du Nord-Est et guide de chasse
Philippe Dupuis de St-Mathias-sur-Richelieu, de David Lachance de Longueuil
et de Gilles Dupont, nous avons pu apprécier le spectacle toujours
impressionnant de ces migrateurs géants.
Nous avons chassé dans un champ loué par Philippe Dupuis au cultivateur de
l’endroit.
En avant, à un demi mille, la rivière Châteauguay abritait au moins 500
outardes qui y avaient passé paisiblement la nuit.
Mais la faim tenaillant les grosses bernaches, celles-ci, dès la levée du
jours, quittent la rivière pour se rendre dans les champs de maïs
fraîchement coupés par les cultivateurs pour se nourrir des pousses de maïs
laissées sur les terres.
Nous, couchés sur un petit banc de bois, dans les labours, nous avions
installé 75 appelants en coroplaste et velours, trois dimensions, fabriqués
par l’entreprise de Philippe Dupuis.
À chaque fois ou presque qu’une bande d’outardes levait de la rivière, elles
étaient presque à chaque fois, attirées par nos appelants et par le « call »
de Philippe qui parle littéralement aux oiseaux.
À 10 heures, cinq grosses bernaches avaient été récoltées, et notre «
gourmandise » nous en a fait manquer au moins quatre ou cinq autres.
On les voulait encore plus près encore plus près…
Il y a des limites.
Et il y avait des oies blanches dans le lot, alors on a attendu… un peu
trop.
En fait, notre chasse s’est carrément terminée lorsque trois hommes ont
décidé de nous rejoindre en marchant en plein dans notre direction, dans
notre champ.
Là, les oies ne baissaient plus du tout.
Mais c’étaient trois agents de conservation. Il a fallu être poli…
Fusil, cartouches, permis, tout a été contrôlé. Ils ont été indulgents car
mes permis étaient dans mon véhicule.
J’ai donc eu droit à un « 48 heures de chasseur ». Un petit fax en
après-midi et tout était réglé.
La saison de chasse à la bernache résidente se poursuit jusqu’à la
mi-décembre, et, bien sûr, la chasse étant ce qu’elle est, le succès n’est
jamais garanti (si vous connaissez Benoît L’Écuyer de Longueuil, vous pouvez
lui en parler) mais en trois ans, jamais je ne suis revenu bredouille d’une
chasse à la bernache avec Philippe Dupuis,
Un dernier petit conseil, munissez-vous de cartouches en conséquence. Du 3
pouces Magnum et même plus si possible. Philippe Dupuis chasse avec un
calibre 10, cartouches 3 pouces et demi magnum.
C’est plus cher que du bonbon mais… c’est tellement efficace.
On peut s’informer sur les appelants de Philippe (il fabrique également des
leurres pour chevreuil, canard et oie blanche) ou sur ses disponibilités de
guide en appelant du (450) 658-9062.
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