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Courrier du Sud - François Laramée

Les oies des neiges font une halte printanière remarqué sur la rive-sub
Par : François Laramée
Le Courrier du Sud
Plus de 200 000 oies blanches se gavent actuellement dans les champs de la
Rive-Sud après avoir passé un hiver au Sud.
Leur prolifération d’ailleurs fait en sorte que depuis deux ans, une période
de chasse printanière a été instituée pour tenter de contrôler, un tant soi
peu, leur population.
C’est pourquoi on les accueille chaudement, ici aussi, car la chasse
printanière donne d’excellents résultats depuis son ouverture, dimanche
dernier.
Il ne faut pas aller bien loin pour découvrir ces oiseaux-gibiers
impressionnants.
Mardi dernier, à 30 minutes de Longueuil, nous avons réalisé une
merveilleuse chasse en compagnie du guide de St-Mathias-sur-Richelieu,
Philippe Dupuis.
Mais nous avions du support.
Premièrement, de ses fameuses fausses oies « Les Appelants du Nord-Est »
mais aussi d’un ingénieux système de son qui diffusait, par quatre
haut-parleurs une cassette de « maman l’oie »…
On chassait en stéréo, ou presque.
Et croyez-moi, ça marche.
Entre sept et onze heures, au moins 2 000 ou 3 000 oies blanches ont survolé
nos appelants, et six d’entre elles ont été récoltés, dont une portant un
gros collet jaune servant à suivre ses déplacements sur le continent.
Nous aurions pu faire mieux mais on a été trop « gourmands » à quelques
reprises, en pensant que les oies étaient pour s’approcher encore plus…
À cette période-ci de l’année, il n’y a que des oies adultes, alors elles
sont beaucoup plus méfiantes et difficiles à leurrer.
Installés dans un champ de la région de la Baie Missisquoi, dans un ou deux
pieds de neige, et tout habillés de blanc pour se confondre au décor, nous
pouvions voir les oies lever de la baie pour se diriger dans les champs
avoisinants, à la recherche de nourriture.
Environ 75 appelants en coroplaste ainsi qu’une dizaine d’oies naturalisées
avaient été installés autour de nous.
Et quatre haut-parleurs placés aux quatre coins du territoire diffusaient
continuellement les cris d’un groupe d’oies jacassantes.
Le subterfuge est génial et les oies venaient à chaque fois survoler le
champ pour rencontrer les bavardes au sol.
Les oies tournoyaient au-dessus de nous et survolaient nos appelants.
Un spectacle tout simplement excitant, d’autant plus que, mardi dernier,
malgré la neige, le soleil envahissait le ciel et le thermomètre oscillait à
plus cinq degrés.
En deux mots, une expérience de chasse exceptionnelle qui confirme cependant
qu’un tel succès n’est pas le fruit du hasard.
Philippe Dupuis est un véritable maniaque de la sauvagine.
Il étudie le comportement des oiseaux, connaît les bons territoires, possède
de nombreuses et fructueuses terres en location, fabrique des leurres, donc
l’efficacité et de beaucoup supérieure à la moyenne t il connaît, enfin, «
la musique », celle qui fait danser les oies.
Philippe Dupuis offre des services de guide de chasse d’un jour dans la
région.
Pour une chasse printanière, ou automnale, aux oies ou à la bernache du
Canada, à quelques kilomètres de la Rive-Sud, vous pouvez le contacter au
(450) 658-9062.
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